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Jeunesse et Agriculture au Burkina Faso

Le Burkina Faso est un pays très majoritairement agricole. Le secteur primaire, constitué par l'agriculture et l'élevage emploie presque toute la population rurale et une partie importante de la population urbaine. Entre 80 et 85% des Burkinabè travaillent dans le secteur primaire. Mais le faible rendement agricole, les méthodes archaïques et les aléas climatiques rendent cette partie de la population pauvre et fragile même si elle contribue à hauteur de 40% au petit PIB du Faso.

Le climat et les traditions conditionnent évidemment les activités agricoles qui sont réparties entre les différentes communautés du pays et entre les différentes régions.

Ce qui caractérise le plus l'agriculture et l'élevage au Burkina Faso, ce sont hélas les techniques archaïques employées. Un grand nombre de mains est nécessaire pour faire fonctionner des exploitations généralement petites avec des outils non mécaniques et des rendements faibles. La daba, outil agricole emblèmatique du Burkina Faso oblige le paysan à rester courbé des heures pour exploiter chaque mètre de terre durcie par un soleil de plomb. Le labourage peut être assisté par une houe tirée par une traction animale mais les récoltes céréalières sont toujours faites à la main par des communautés villageoises entièrement sollicitées.

Les quelques initiatives des pouvoirs publics favorisant l’accès des jeunes à l’innovation agricole en Afrique de l’Ouest (Burkina Faso ) ont eu des résultats mitigés en raisons de faibles investissements socio-éducatifs et des approches « top-down ». Les jeunes constituent la majorité de la population ouest-africaine (Environ 51% des jeunes de 15 à 29 ans sont sans emploi au Burkina Faso ).

Aussi est-il essentiel de définir une politique agricole qui permette aux jeunes d’acquérir et de valoriser les innovations agricoles. Par exemple, l’Union régionale des organisations professionnelles agricoles des jeunes de l’Est (UROPAJE) au Burkina Faso entretient de solides partenariats avec la recherche et contribue directement à la dissémination de nouvelles connaissances relatives aux pratiques et produits agricoles.

Il faut aider les jeunes à mieux s’investir dans l’agriculture. Comme le dit si bien un slogan dans mon village : « la terre ne ment pas » ce qui veux dire que celui qui investit dans l’agriculture s’en sort toujours meme si c'est juste pour sa consommation. Cependant la jeunesse dans mon pays a trop de soucis dans ce secteur malgré leur bonne volonté d’entreprendre et de travailler la terre. Pas de financement, pas de soutien, sol aride, manque d’eau, pas de pluies suffisantes …

Moi je suis un jeune dans la recherche agricole (INERA) mais les moyens pour bien terminer un programme de recherche pratique sur le terrain est tout le temps difficile voire impossible : faute de moyen financier pour tout en résumer… Chaque chercheur en poste se défend comme il peut au détriment des jeunes débutants qui sont sans fonds pour pouvoir démarrer.

Photo: Essais de phageolus dans un champs en canaux d'irrigation, Burkina Faso