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YPARD RDC : Trois jours de partage et capitalisation d’expériences à Kisantu

Partager et capitaliser les expériences des jeunes ypardiens dans le secteur agricole, installer YPARD dans la province du Kongo Central... C'est avec ces deux objetifs en tête que YPARD RDC a organisé un atelier de partage et capitalisation d’expériences du 17 au 19 mai 2019 à la ferme intégrée "Ferme-école  du Centre de Développement Familial (CEDEF)" à Kisantu  dans le Kongo Central en RDC.

Plusieurs activités et échanges ont occupé leur temps pendant ce sejour dans cette province de la RDC. De retour, Eden Mvuenga, jeune Ypardien de Kinshasa, nous raconte sa riche expérience.

Briser la glace pour mieux présenter YPARD

Avant toute chose, une séance de cogitation et de brise glace a été organisé en plein air pour permettre aux participants de se familiariser et surtout de parler de leur vision en ce qui concerne le développement agricole au sein de leurs communautés respectives. "Ces échanges décontractants m’ont permis de me sentir à l'aise et surtout de comprendre qu'étant jeune, je dois apporter le changement au sein de ma communauté", souligne Seth PUKU l’un des participants.

Dans son adresse, Aime Kazika, le Country Représentative de YPARD DRC, a démontré combien YPARD est un réseau des jeunes par les jeunes et pour jeunes ainsi que les opportunités que les jeunes peuvent en tirer. Chose qui a motivé plus d'un jeune dont Albert Kivua, coordinateur d'une Association de la place.  

Tout ce qui est bien finissant bien, cette session d’échange sur YPARD s’est terminée par l’installation du point focal Kongo Central. Dieu Merci Malowa, ingénieur agronome et chef de projet à la Caritas-Développement Kisantu ( CDS) et son équipe.

Restitution des formations à suivi à l'étranger.

Faisant d'une pière deux coups, les restitutions des formations suivies par certains membres de YPARD à l'étranger (le workshop #AEYouthInAgric en mars à Mbale, Ouganda sur l’agribusiness et l’agriculture urbaine, #AgriYouthEngagement au mois de mai à Accra; la formation des formateurs sur les plateformes d’innovation (PI) agricole au mois d’avril à Dakar, la formation en Corée du Sud) ont permis aux participants de s’informer sur certains concepts clés comme : la capitalisation d’expériences, les plateformes d’innovation agricole, le Global Open Data for Agriculture and Nutrition (GODAN), les Technologies pour la transformation de l’agriculture africaine, le Mindset change, l’agriculture urbaine et plein d'autres.

Partage et sélection des expériences

Venant de Kinshasa, je n'ai pas fait qu'apprendre aux autres de mon expérience, mai j'ai aussi appris ce que font les autres. C'est le cas de Albert Kivua qui a pris le soin de nous expliquer l'historique du CEDEF. Parti d'une simple vente des briques cuites, cette tructure a su migrer en une ferme agricole et un lieu d'apprentissage crédible. Aujourd’hui, cette organisation est devenue un acteur clé du développement rural en ce qui concerne l’innovation agricole dans cette province. C'était un privilège pour nous de les rencontrer. "Nous avons formé plus de 180 fermiers vulgarisateurs et accompagnons 4500 ménages dans le territoire de Madimba." a-t-il expliqué avant de chuter par le projet encours. "Nous introduisons actuellement la filière d’anacardier dont 18700 plants. Nous avons également distribué plus de 50.000 pieds de palmiers", a-t-il rencheri.

De l'agriculture à l'élevage, il n'y a qu'un pas. d'où l'occasion à Loïc et Trésor, fondateurs de la ferme Shukraan de partager leur expérience concernant les stratégies permettant d’assurer la durabilité d'une exploitation et l’utilisation des bacs d’engraissement pour rentabiliser leur production piscicole. Pour Trésor, c'est simple "la meilleure façon de rentabiliser une exploitation agricole, c’est de réorienter les ressources vers des filières adaptables aux moyens de la production."  Il appuye son exemple en expliquant qu'ils préfèrent élever les poissons dans des bacs adaptés au lieu d’utiliser des étangs conventionnels.


"Avant de connaitre YPARD, je me méfiais des organisations des jeunes. Mais avec YPARD, maintenant j’ai une nouvelle lumière et je crois fermement qu’ensemble nous pouvons nous envoler pour placer la jeunesse au cœur du développement agricole et de la sécurité alimentaire " a souligné Cathy IKIKI, une invitée à cette activité. Comme dit toujours Aimé Kazika, nous devons faire de l'agriculture un secteur sexy pour attirer plus de jeunes. Ceci n'est qu'une partie remise...